Témoignages Métiers

L'apprentissage en Audit dans un "big four"!

Présentation

       Après avoir fait ma classe préparatoire au lycée Notre Dame du Grandchamp de Versailles, j’ai été admis à l’ESC Reims en 2006. J’ai assez vite intégré une liste BDE, en raison d’un gout prononcé pour l’organisation nocturne de la vie d’école.
En parallèle, j’ai découvert la formule de l’apprentissage qui permettait de concilier études et travail à des périodes différentes de l’année. Après quatre entretiens dans un « big four », me voilà pris en apprentissage pour septembre 2007, pour une durée de deux ans et deux mois.

Apprentissage

       Très vite, je suis séduit par l’expérience et le fait d’alterner entre des périodes de travail parfois intenses, et des retours à l’école ponctués par des cours et surtout l’organisation d’évènements via le BDE. A la fin de l’école, ce cabinet m’a proposé d’être embauché en milieu d’année sans passer par la case débutant grâce à mon apprentissage.
Après six mois d’assistant 2, soit en ce moment, je suis promu senior dans cette entreprise qui m’a pour l’instant réussi. Je travaille donc depuis fin 2007 sur un client particulier, de taille importante et avec une équipe que je connais bien, ce qui est à la fois essentiel et un atout pour exercer dans ce métier à long terme.

La journée type d'un stagiaire en clientèle

       Le stagiaire appartient avant tout à une équipe composée de 2 à 8 personnes en moyenne. La taille dépend bien évidemment du type d’entreprise et des travaux à effectuer. Le senior vous donne un programme de travail comportant différentes sections du bilan et parfois du compte de résultat à auditer. Auditer un poste du bilan c’est effectuer des procédures obligatoires, définies par la firme, pour valider l’exhaustivité des données transmises. Ainsi, vous serez en relation avec des comptables et parfois des contrôleurs de gestion pour obtenir des documents que vous validerez et qui vous permettront d’avoir une opinion sur l’agrégat étudié. Par la suite, vous ferez un mémo de synthèse de votre travail que le senior reverra.

       Il faut préciser que la majorité des stagiaires en audit sont embauchés de septembre à mars ou de janvier à mars. Ainsi, pour les stagiaires qui font six mois, la période dite « d’intérim » concerne la revue du contrôle interne des clients. C’est une partie très intéressante et aussi très différente de la validation des comptes lors du « final ». En outre, la revue du contrôle interne permet d’analyser les niveaux de risque et de mettre en place une stratégie d’audit qui varie bien sûr en fonction de certains critères.

La vision d'un stage enrichissant et formateur!

Présentez-vous

       Marc : Après une prépa ECS, j'ai intégré l'EM-Lyon dans l'optique de faire de la finance. Je me suis rapidement spécialisé en finance d'entreprise et plus particulièrement dans l'évaluation et la valorisation d'entreprise. J'ai effectué un premier stage dans une grande banque Anglo-saxonne à Paris en fusion-acquisition, puis un second en audit interne dans un grand groupe industriel français.

Pourquoi ce changement de parcours?

       Suite à mon premier stage, j'ai voulu intégrer un groupe en audit interne afin de passer du côté de l'entreprise et de mieux appréhender son fonctionnement de l'intérieur.

Un retour en fusion acquisition est-il envisageable? Pourquoi?

       Non, même si le stage en fusion-acquisition a été une très bonne expérience que je recommande à beaucoup de personne, je ne tiens pas à retravailler dans ce domaine.
       Le stage était très intéressant, j'y ai découvert beaucoup de secteurs d'activité (énergie, industrie...), j'ai été confronté à beaucoup de problématiques complexes et j'ai énormément appris techniquement (méthodes de valorisation, free cash flow...). Ce stage m'a également permis d'acquérir d'excellentes méthodes de travail, de gérer mon stress, d'être encore plus réactif, organisé et synthétique et de développer une capacité à engranger beaucoup d'informations en très peu de temps.
       Mais c'est aussi un stage qui demande énormément d'investissement personnel, il y a une très forte charge de travail et cela ne correspond pas totalement à ma personnalité. Je dirais que ma mission a sans nul doute manqué de responsabilités et de contact direct avec le client, j'avais le rôle d'un opérationnel sans aller sur le terrain.

Concrètement au jour le jour sans votre mission de fusion acquisition ?

       Le travail s'organise autour de deux types de projets, les mandats et les pitchs. Les mandats sont des opérations que les entreprises clientes ont confiées à la banque. Ces projets sont des projets de fond sur lesquels je travaillais dès que je n'avais pas de projet urgent. Les pitchs sont de rapides dossiers (quelques jours) montés lorsqu'une opportunité se présente afin de démarcher les clients. Ces dossiers, pitch et mandats, peuvent tomber à n'importe quelle heure de la journée.

       Arrivé à 9h30, le premier reflexe était de se faire deux gros cafés car je savais que la journée allait être longue, puis je préparais le daily, un rapport pour le client qui mandate sur l'entreprise étudiée, comportant les notes des brokers, l'analyse sur la journée en bourse et les annonces financières (tous les trois mois). Ce rapport pouvait prendre une demi-heure comme toute la matinée. Lorsque le daily était fini, je continuais les projets en cours, il y a toujours un dossier à avancer dans ce métier. Puis j'allais en réunion avec des analystes afin qu'ils nous présentent les évolutions et les tendances prévues.
       Le déjeuner n'était pas très long, mais il me permettait de souffler un peu. L'après-midi commençait généralement vers 14h avec une annonce d'un sénior ou d'un directeur. Il me demandait d'étudier une entreprise suite à une rumeur, ou une information recueillie chez un client ou dans la presse. Après cette étude je travaillais sur les projets de fond en attendant qu'un sénior ou un directeur me donne un nouveau projet ou un pitch.
       Vers 18h, j'avais une réunion avec le responsable de chaque projet pour discuter de l'évolution des différents dossiers. Suite à ces réunions je travaillais sur les modifications indiquées pour améliorer les dossiers. Généralement, vers 19h on me "staffait" (ordre venant d'un supérieur) vers un nouveau dossier, pour préparer une nouvelle étude ou une nouvelle réunion. Puis vers 20h, arrivait le meilleur moment de la journée, la commande pour le diner, autant on travaille dur, autant les entreprises sont généreuses avec les moyens affectés pour les repas.
       Après le diner, vers 21h30 il ne restait que les juniors, là pour faire leurs preuves, préparer la journée du lendemain et prendre de l'avance, l'ambiance était bien plus détendue à ce moment là de la journée. Une soirée classique et calme se finissait vers 23h30, mais pouvait se terminer bien plus tard (3h du matin).

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui veut se lancer dans cette aventure?

Je pense qu'il faut se poser les bonnes questions :
  • Suis-je prêt à passer 15h devant un ordinateur?
  • Suis-je prêt à travailler tout le temps et même de revenir les samedis s'il le faut?
  • Suis-je prêt à rester au travail pendant que la plupart des personnes que je connais ont arrêté de travailler.
       Pour se préparer il faut être au point sur les différentes techniques financières, et sur l'actualité. Il faut savoir que les tableaux Excel et Power point priment sur la technique financière.
       Pendant le stage cela ne sert à rien de rester pour faire de la présence, il faut profiter des rares occasions où on n'a rien à faire pour se détendre, se reposer, l'efficacité prime sur le temps de travail. Il faut être demandeur de travail, ne pas hésiter à poser des questions et prendre des initiatives.
       Pour finir je pense que même si on n'a pas envie de faire ce métier plus tard, que même si ce métier est difficile et éprouvant, c'est vraiment très formateur et enrichissant. Je recommande cette expérience à tout le monde.
L'année de césure et l'alternance : comment diversifier ses expériences

Présentation

       Après avoir fait une classe préparatoire HEC, j’ai intégré l’école de commerce de Troyes. Intéressé par les métiers de la finance, j’ai fait un premier stage d’assistant DAF dans une PME. Etant indécis, j’ai décidé de faire une année de césure non seulement pour avoir une année d’expérience mais avant tout pour faire un choix entre la finance de marché et la finance d’entreprise. J’ai donc effectué un stage de 6 mois dans une banque d’investissement puis un second dans une PME à dimension internationale.

Recommandations

       Je recommande fortement l’année de césure aux étudiants, notamment aux financiers qui vont devoir faire un choix dans un panel de métiers extrêmement varié et complexe. De retour à l’ESC pour ma dernière année, j’ai sans hésité choisi la formule alternance. La possibilité de concilier les cours et un apprentissage dans une banque d’investissement m’a permis de terminer mes études avec une expérience professionnelle non négligeable et une multitude d’opportunités. "Il n'y a pas de secret pour réussir; c'est le fruit de l'apprentissage du travail acharné et des leçons tirées de l'échec.".
Les mastères spécialisés : un tremplin en finance de marché!

Parcours

J’ai suivi cette année le MS Finance Internationale d’HEC, et suis aujourd’hui en stage (assistant Trader sur un desk pétrole). J’ai auparavant fait l’Ecole Centrale de Nantes.

Présentation

Le choix de présenter les Mastères Spécialisés en finance (j’ai présenté HEC et l’ESCP) a mûri durant ma dernière année d’école d’ingénieur. Mon stage de 2ème année, tourné vers les marchés de l’électricité, m’a confirmé dans ma volonté de m’orienter vers la finance de marché. Je visais à l’époque un métier en front office, et m’orientais plutôt vers un poste d’analyste des marchés de l’énergie. En 3ème année à Centrale Nantes j’ai pu suivre l’option finance, mais celle-ci consistait plus en une introduction de base à la finance (marché et entreprise). A la fin de ma 3ème année, je n’ai pas réussi à avoir un stage intéressant en front office. L’effet crise y était sûrement pour quelque chose, mais pas seulement. J’ai notamment passé un entretien chez SGCIB (pour un poste de Structureur) où je n’ai pas été pris à cause de mes lacunes en connaissance des produits financiers.

Le choix de la spécialisation

J’ai alors compris que si je voulais persister dans cette voie, il fallait me spécialiser, et donc faire un 3ème cycle. Je me suis assez rapidement tourné vers les écoles de commerce : HEC, ESSEC, ESCP, qui permettent d’acquérir une grande culture en finance tout en ajoutant une composante École de commerce parfois très pratique, lors des entretiens par exemple.
Je voulais également présenter le master 203 de Dauphine (qui me convenait le mieux vu son aspect commodities), mais celui-ci a été annulé pour l’année 2009-2010. J’ai choisis de ne pas présenter l’ESSEC après avoir discuté avec un ami, mais cela n’engage que moi. Je ne voulais pas non plus présenter le master El Karoui ou un équivalent très technique, car je ne voulais pas m’enfermer dans les mathématiques financières qui peuvent être très présentes dans certains métiers (Quant, structurer) mais beaucoup moins dans ceux auxquels j’aspire.

J’ai été pris aux deux, et j’ai choisi HEC.

Cette formation m’a permis de confirmer et d’affiner mon projet professionnel, de part les cours bien sûr, mais aussi de part les rencontres avec des opérationnels.

Le Mastère

L'utilité de l'école

Concernant les cours, je considère aujourd’hui comme indispensables tous les cours de finance de marché que j’ai pu avoir (mathématiques financières, forex market and options, ingénierie financière et produits dérivés, theory of arbitrage, fixed income and derivatives…). D’autre part on peut tirer des cours de macroéconomie, de finance d’entreprise, de risk management, etc… une compréhension non négligeable des marchés financiers. Le fait que la formation soit dispensée à la fois en anglais (plus de 50% des cours) et en français est pour moi un vrai plus.

On parle souvent du réseau dans les écoles de commerce. Le réseau comprend bien évidemment les anciens, mais aussi tous les gens que l’on peut rencontrer. De nombreuses manifestations sont organisées (soit par les banques, soit par HEC) dans ce but, et il est vrai qu’il est plus facile de trouver un stage en étant directement en contact avec un opérationnel, qu’en postulant sur internet. Quoiqu’il en soit vous n’aurez jamais un « piston » pur et dur, mais ces rencontres vous permettront d’élargir vos horizons, et bien souvent de décrocher un entretien, à vous d’être convaincant durant celui-ci. Vous vous retrouvez d’ailleurs bien souvent en compétition avec d’autres HEC (grande école ou MS).

L'ambiance

Concernant l’ambiance en école de commerce, même si on peut bien évidemment profiter de la vie étudiante sur le campus, il ne faut pas non plus oublier qu’on est en MS pour travailler. Le prix de ces MS est là pour nous le rappeler, mais aussi la charge de travail. Certes, elle est moindre qu’en prépa, mais il ne faut pas la négliger.

Conclusion

Finalement je dirai que cette formation m’a permis ce qu’une école d’ingénieur ne m’aurait pas permis : accéder à un métier en salle de marché passionnant, difficile, permettant de travailler dans un univers jeune (la moyenne d’âge des salles de marché n’est pas très élevée) et extrêmement compétitif.

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